DU 29 NOV. AU 5 DEC. // FIN DE LA 4ème PARTIE // CIE PEANUTS

Fin de la 4ème Partie, c’est l’histoire d’un monde qui périclite sous le
regard bienveillant d’un poisson rouge en fauteuil roulant.

Tout commence quand un homme, qui ne fait pas partie du paysage, entre sur scène avec sa chaise sur le dos. Un poisson rouge lui offre un texte. Débute alors une suite de tentatives : s’asseoir sur la chaise posée par ce voyageur pour construire une communauté, entre deux garçons et une fille, qui veulent prendre un café à Rome ou ailleurs. Chacun veut apporter sa pierre à l’édifice. Mais comment parvenir à construire quelque chose ensemble quand il est déjà si difficile de s’asseoir autour d’une table pour prendre un café ? Dans un univers post-humain, où réel et virtuel se confondent, les personnages se perdent. Ils ne savent même plus où ils avaient rendez-vous, si c’était ici ou là-bas. Surtout quand ici et là-bas peuvent être partout à la fois.

Les trois premières parties se soldent par des échecs. À chaque tentative ratée, le paysage s’effondre un peu plus, nous laissant deviner un théâtre sur le point de disparaître. La quatrième tentative donnera aux personnages une chance de comprendre qu’il y a un ouvrage à réaliser, une pièce à jouer, que le monde les regarde, qu’ils ont une responsabilité et qu’ils ne sont peut-être pas là … pour rien. Une histoire en quête de sens, des acteurs à la recherche de l’envie même de jouer, de déconfiture en déconfiture. Au pied du mur, comment vont-ils inventer le monde avant qu’il ne finisse ? Un ordre des choses, une convenance, des valeurs communes, afin d’entrer et de persévérer dans un projet commun, le récit, ce qui va se raconter, un avenir face au vide qui s’énonce d’instant en instant. Faire civilisation, à partir d’une chaise, un endroit où l’on se pose, un point d’ancrage, une base à partager, des valeurs, un principe, un point d’eau ou un café…

Le contenu de la pièce n’est pas son histoire, mais comment on s’y prend pour la raconter. C’est ça le sujet. Et quand on y parvient enfin, c’est trop tard. Le spectacle va bientôt se terminer.

« Mais après tout, c’est comme ça que les villes se sont créées. Un point d’eau. Un type s’arrête. Il s’assied. Il ôte ses chaussures. Et mille ans plus tard, il y a là toute une ville qui s’active. » – Extrait du texte

Note d’intention

Avec cette pièce, il est avant tout question d’avenir : comment inventer le monde de demain ? Ce que nous souhaitons, c’est pouvoir interroger notre capacité collective à générer et à donner lieu et place à l’utopie dans un monde où la technologie redéfinit nos rapports.
Dans ce grand bouleversement, nous sommes plus que jamais devenus les créateurs de nous-mêmes. Mais qui sont ceux et celles qui nous rêvent ?
Comment formuler la coexistence de l’humanité et de ses technologies, dans un contexte posthumaniste qui se fonde moins sur la fragilité de la vie et le partage du sensible que sur le pouvoir de la science et de la technologie ?
Ce projet répond à la nécessité pour nous de questionner la notion de convivialité, si chère à Ivan Illich. Un réquisitoire plein d’humour sur la standardisation des esprits. Un portrait subtil d’une jeunesse en quête d’horizon et livrée à elle-même, face à la montée en puissance d’une société du calcul, qui irait jusqu’à nous faire perdre notre singularité, notre capacité à imaginer, à rêver, en nous assistant jusque dans nos ressorts les plus intimes.
En faisant appel à Philippe Dorin pour trouver les mots justes, nous savions que nous serions dans un théâtre loin de mièvreries trompeuses ou rassurantes, un théâtre qui aide à grandir, à reconnaître ses peurs, à éloigner les cauchemars par les plaisirs de l’écriture, de la métaphore et la distance du jeu… Mais aussi un théâtre comme un appel à vivre : aimer regarder le monde en face pour mieux s’y inscrire, pour pouvoir y trouver sa place. Une pièce comme un plaidoyer pour le théâtre, ce lieu d’où l’on regarde, pour un moment, un instant.

En exploitant des technologies telles que des smartphones, des tablettes, mais aussi des robots conçus et fabriqué spécialement pour le spectacle, nous avons nécessairement besoin d’engager des moyens financiers et humains importants.
Pour ce faire, nous nous sommes associé·e·s à M2F Productions qui nous accompagne sur la création multimédia et co-produit sa réalisation. Nous collaborons avec Grégoire Lauvin et le collectif Dardex afin de bénéficier de toutes les compétences techniques et artistiques nous permettant de mener à bien notre projet.
Pour mettre en oeuvre ce dispositif, il nous est indispensable de développer nos propres applications, de créer un réseau de partage fermé nous permettant de contrôler la destination de tous les flux média générés pendant la représentation. Ce développement nécessite une phase de programmation. Ici nous allons donc vers l’hybridation des technologies démocratisées, avec des dispositifs dédiés à la scène (régie vidéo, son, lumière, marionnettes robotisées).
Il est question de la façon dont elles peuvent aujourd’hui nous permettre de réinventer notre façon d’aborder la scène, le monde, mais aussi d’interroger le spectateur sur les usages qu’il en a.


Cie Peanuts

Mise en scène Magdi Rejichi
Assistante mise en scène Emilie Martinez
Texte Philippe Dorin
Avec Jean-Christophe Petit, Felix Antoine Lunven, Melissa Saboureau, Cyril Anthony, Simon Le Lagadec
Création musicale Ana Servo
Création lumière & video Chloélie Louis
Images et photographie, Régie plateau & machinerie : Simon Le Lagadec
Régie son Mathieu Gernez
Régie générale Florent Magnaudeix


Production Cie Peanuts, L’Embobineuse
Production multimédia M2F Créations – Lab Gamerz / Grégoire Lauvin, Quentin Destieu & Sylvain Huguet
(pour Dardex)


Une création coproduite par le Théâtre Massalia (scène conventionnée d’intérêt national Art, Enfance et Jeunesse, Marseille), M2F Créations – Lab Gamerz (Aix-en-Provence), le Théâtre de la Licorne (scène conventionnée d’intérêt national Art, Enfance et Jeunesse, Cannes), le Théâtre de la Joliette – Minoterie (scène conventionnée pour les expressions contemporaines), et soutenue par le Théâtre Fontblanche (Vitrolles), le Ministère de la Culture (DRAC SUD PACA), la Ville de Marseille et le CD13.
Contact compagnie : Chargée de projet : Anaïs Grollier / anais.peanuts@gmail.com | Chargée de diffusion : Cécile Vacquier / cecile.peanuts@gmail.com

Compagnie en résidence à la Distillerie du 29 novembre au 5 décembre 2021.

Sorties de résidence prévue

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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