DU 7 AU 19 DEC. // GARDES AU TAJ MAHAL // CIE P.

Agra, 1648. A l’aube, le Taj Mahal sera dévoilé au monde mais pour l’heure Humayun et Babur, gardes impériaux, montent la garde. L’empereur vient d’acter que nulle autre chose aussi belle ne sera jamais construite. La nuit prend une tournure inattendue où beauté et atrocité s’entremêlent.

NOTE D’INTENTION


 »Gardes au Taj Mahal questionne sur l’humanité, l’abus de pouvoir et
le bref passage de l’Homme sur terre. Le Taj Mahal a été construit par
amour, c’est une des sept merveilles du monde et pourtant la légende dit
que le Shah ordonna de couper les mains des 20 000 ouvriers afin qu’ils
ne pussent jamais reconstruire rien d’aussi beau.
Nous sommes la nuit précédant la présentation du Taj Mahal, deux
gardes font face au Nord et ne doivent pas se retourner avant l’heure. La
Nature les entoure, les stimule, accueille leurs rêves, les effraie parfois et
les éblouit par sa beauté. Ils y trouvent refuge. Le reste du temps, ils sont
dans les sous-sols et le cachot du palais où les gardes doivent exécuter
des atrocités pour le compte d’un empereur tout puissant. Ce dirigeant
craint pour ses châtiments, absent de la scène, leur dicte leurs actions.

Humayun et Babur sont deux amis d’enfance, l’un artiste, l’autre
philosophe et tous deux rêveurs visionnaires enfermés dans des
uniformes. Le poids des traditions et de la reconnaissance des ainés les
contraint à accepter leur sort et à commettre des actes sanglants. Victimes et bourreaux obéissent. Ils ne sont que des pions qui paient cher
les désirs mégalomanes d’un pouvoir temporaire.

Le malheur de ces gardes qui ne sont pas à leur place et notre capacité à
nous mettre des œillères pour ne voir que le positif sont sans doute les
premières choses qui m’ont fait choisir cette pièce. Le Taj Mahal, symbole
de l’amour et de la tristesse inconsolable qu’est de perdre l’être cher, se
tient dressé sur une terre souillée de sang et de souffrance. Quatre
siècles après, des millions de personnes chaque année s’y
photographient heureux. Les conséquences de nos décisions et la dualité
de l’être humain sont les autres éléments qui m’ont touchés. Cette dualité
se manifeste par la beauté tant de la nature que des accomplissements
dont l’Homme est capable (contrastés par ses atrocités), le ton de cette
comédie noire, notre petitesse et notre fragilité face à l’univers, ou à côté
de ce monument massif ou encore attaqués par des petits moustiques.
L’écriture mêle le contemporain à l’histoire et casse la distance que nous
pourrions y mettre. Nous n’évoluons pas. La nature reste l’espoir et la
beauté. »

Florence Mato.

L’AUTEUR : Rajiv Joseph
Rajiv Joseph (auteur) est américain. Il a écrit une dizaine de pièces de théâtre dont Bengal Tiger at the Baghdad Zoo (finaliste du Pullitzer Drama en 2010) et Describe the Night (Obie award 2018). Guards at the Taj rencontre un franc succès aux Etats-Unis où elle remporte le OBIE award 2016. La pièce est montée à Londres au Bush Theatre en 2017.
Rajiv Joseph écrit aussi pour la télévision (Nurse Betty) et coécrit
pour le cinéma Draft Day et Army of one.


Crédits photographiques ; Cie P.

Gardes au Taj Mahal, de Rajiv Joseph, 2015, traduit de l’américain par Dominique Hollier, 2018.

Cie P.

Mise en scène Florence Mato

Scénographie Nir Segal

Costumes Laurence Forgues-Lockhart

Son Emanuele Pontecorvo

Vidéo Marc Fouchard

Coaching vocal Fred Rambinaïssing

Chorégraphie de mouvements Eirini Patoura

Régie Juanita Boada Salazar

Assistanat à la mise en scène Tess Tracy

Administration et diffusion Marie-Laure Perrault-Leconte, Florence Mato

Avec Avi Nash, Pierre Philippe

Avec le soutien de la Fondation de l’Alliance Française – Paris | La Distillerie – Aubagne
Contact compagnie : 06 87 30 75 13 | lacompagniep@gmail.com


Compagnie en résidence à la Distillerie du 7 au 19 décembre.

Sortie de résidence prévue.

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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