DU 21 SEPT. AU 4 OCT. // LE CHARME OBSCUR D’UN CONTINENT // CIE DÉLIAISONS

Se jouent les aurevoirs entre Corinna, médecin, et Joachim, propriétaire de l’appartement qu’elle s’apprête à quitter.
Se joue aussi le secret de Corinna : l’appartement qu’elle laisse à Joachim est curieusement propre, la baignoire a été changée, et son mari Marcel a disparu.
Se jouent encore les étranges lubies de ces deux personnages : Joachim collectionne les objets de ses proches décédés, tandis que Corrina se plait à raconter l’ensemble des processus physiologiques qui précèdent la mort.
Se joue enfin une langue précise et musicale, qui se déploie d’elle-même et qui fait se rejoindre l’humour et le macabre, le poétique et le prosaïque.


NOTE D’INTENTION

 » Dans Le charme obscur d’un continent, je propose aux spectateurs de ne jamais voir les visages des acteurs, et parfois encore moins : juste une main ou un pied. Cacher les visages n’a rien d’anodin – puisqu’ils sont centraux au théâtre. Fenêtre par laquelle on accède à autrui, le visage est aussi un rouage essentiel de la machine du langage, puisque le sens de la parole est toujours indexé sur le visage de celui qui la profère. En l’occultant, on attaque cet ordre du langage. « Quel est le visage de cette parole » devient la question cruciale.
Dans cette pièce, la dissimulation du visage ne va jamais sans l’apparition d’autre chose. En premier lieu il y a les mains. Leurs petits mouvements nous font penser qu’elles ressentent des émotions, et même qu’elles voudraient nous en parler. Elles semblent avoir une existence autonome. C’est étrange : quelque chose qui se constitue en tant que sujet, qui réagit au monde extérieur et qui a quelque chose à nous dire, ça n’est pas précisément la définition du visage ? Comme si, le visage absent, c’étaient les mains qui venaient se mettre en lieu et place de ce dernier. Visagéification de la main. En allant plus loin on pourrait se demander s’il n’est pas possible d’abolir définitivement le visage, c’est à dire ne plus s’intéresser aux membres et au corps des acteurs pour leur qualités expressives, communicatives, mais pour leur qualité de couleurs, de formes, de rythmes. L’acteur n’est plus acteur, mais s’apparente désormais à une scénographie mobile. Il n’est plus un sujet, mais pure matière, peinture vivante. « 

Renaud Pellegrino, metteur en scène.


CORINNA.- Vous aviez un frère,

JOACHIM.- oui. Il est mort bien trop jeune

CORINNA.- De quoi,

JOACHIM.- d’un cancer, en fait

CORINNA.- ah,

JOACHIM.- c’était un grand fumeur.

CORINNA.- Ah.

JOACHIM.- mais finalement, il s’est tué en voiture.

D’après Le charme obscur d’un continent, de Klaus Handl traduit de l’allemand par Henri Christophe, édité en 2008 aux Éditions Théâtrales, collection Traits-d’union.

Cie Déliaisons

Mise en scène Renaud Pellegrino

Scénographie Anaïde Nayebzadeh

Regard scénographie Thomas Gasquet

Régie lumière : Alice Leclerc

Avec Océane Lutz, Maxime Saulnier-Gatefait

Soutien : Théâtre Antoine Vitez – Aix-en-Provence / la Friche de La Belle de Mai – Marseille / 3bis F – Aix-en-Provence / La Déviation – Marseille / La Distillerie – Aubagne
Contact compagnie : (Renaud Pellegrino) 06 62 70 99 12 | renaud.pellegrino@outlook.fr



Compagnie en résidence à la Distillerie du 21 au 26 septembre, puis du 28 septembre au 4 octobre 2020, dans le cadre de l’événement  »Place aux compagnies ».

Sortie de résidence / Dans le cadre de  »Place aux compagnies » 2020

Jeudi 29 octobre à 19h

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Entrée libre

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…


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