LA BLONDE ET L’ARABE – Compagnie Kontamine

Compagnie Kontamine

LA BLONDE ET L’ARABE

(DANSE)

En résidence de création du 25 novembre au 1er décembre

Écriture et chorégraphie > Emmanuelle Jay et Mohamed Kouadri-Sameut

Musique > Création originale de Darryl O’donovan
Maquillage > Emmanuelle Jay

Une blonde et un arabe. Des êtres troublés, un désir qui apparaît… ont-ils le droit de l’écouter ou est-ce dangereux? La pièce est montée comme un kaléidoscope de différentes histoires qui dégagent un portrait collectif implicite. elle met en exergue les barrières invisibles que se construisent les individus au fur et à mesure de leur expérience, imposées par l’éducation, ou autres coutumes religieuses ou encore politiques… mais face au désir nous sommes tous égaux, et les interdits imposés, conscients ou non, tombent…

Un lien s’établit avec l’œuvre cinématographique qui nous a inspirés, des séquences filmées viennent se mêler aux différentes scènes dansées. L’ambiance générale du film existe au travers d’un décor festif de boîte de nuit avec de musiques électroniques enivrantes dans un plan large. Les rencontres intimes sont également évoquées mais dans des plans serrés et dans une langueur gestuelle. La pièce est créée pour cinq interprètes, dont 4 danseurs et une comédienne/chanteuse.

Ce projet, nous avons décidé de le mettre en place à la suite d’une rencontre avec une œuvre qui correspondait exactement à l’objet de notre travail au sein de la compagnie. Nos créations intègrent en effet une ouverture vers le monde contemporain, une sensibilisation aux évènements, à l’actualité, un intérêt vis à vis d’autres pratiques artistiques, dans le but d’échanges interdisciplinaires, d’un partage des cultures. L’oeuvre en question traite du communautarisme, sujet malheureusement de plus en plus actuel. Il s’agit du film documentaire de Yolande Zauberman « Would you have sexe with an arabe? ». Le synopsis du film : Un voyage dans la nuit, de rencontres en rencontres, des bars de Tel-Aviv aux ruelles de Jérusalem. On s’embarque sur un tapis volant. Dans les boites de nuit, on danse, on rit, on boit. Le jour se lève aux sons d’une rave party en plein air… Des Juifs, des Arabes, tous citoyens d’un même pays : Israël. Aucun mur ne les sépare. Un Israélien sur cinq est arabe. Et

pourtant… Une simple question vient prendre tout le monde par surprise. Aux uns : « Would you have sex with an arab? » Aux autres: « Would you have sex with an israeli jew? » Ils ne s’y attendent pas. Troublés, amusés, soudain réveillés, ils improvisent, s’étonnent de leurs propres réactions, non, oui, peut être… Beaucoup n’y avaient même pas pensé. Être ensemble ? Une barrière invisible apparaît. Le danger du désir, aussi.

Ce film nous a beaucoup touché d’autant plus qu’il a fait écho à notre vie personnelle, quand nous sommes confrontés aux préjugés, au racisme, parfois même à la violence verbale. Les attentats récents ont par ailleurs exacerbé nos peurs et ont provoqué des questionnements sur les moyens de vivre ensembles avec nos différences. Nous constatons que les communautés se développent, et en particulier les communautés religieuses et il est très difficile d’en comprendre les causes car ce phénomène est très complexe. Il nous semble que le fait de s’enfermer au sein d’un groupe sectaire répond à un besoin d’être rassuré et à un certain désir de confort. Mais cela ne résout en aucun cas le problème de l’acceptation de l’autre, nécessaire lorsque l’on vit ensemble dans une même société. Bien au contraire, la loi qui s’impose devient celle de la communauté dans laquelle on s’est enfermé et provoque le rejet de tous ceux qui vivent d’une autre manière. Nous avions donc besoin d’émettre un cri de liberté et de l’exprimer dans la danse, de même que la cinéaste a voulu faire tomber les barrières en éveillant les conscience à partir d’une question simple sur le désir. Nous aimerions transmettre l’idée que la liberté se gagne dans la solitude et dans la difficulté, en reprenant cette question sur le désir, notion universelle par nature et qui concerne n’importe quel individu quelque soit la communauté à laquelle il appartient. Quand le désir devient pressant, nous restons égaux devant le vertige ! D’autre part, la danse et le cinéma sont tous les deux des arts du mouvement, ce film l’illustre parfaitement dans sa forme, puisque la plupart des séquences sont filmées dans des lieux où l’on danse.

Contact compagnie > Compagnie Kontamine – 1145 Avenue de Fès 34080 Montpellier  //  +33 (0) 6 80 62 76 02  //  +33 (0) 6 01 46 34 85
info@ciekontamine.com  //  http://www.ciekontamine.com

Samedi 30 novembre à 19h00

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Tarif unique > 5.00€  +  1.00€*

(*Adhésion annuelle obligatoire = Réception de la newsletter et accès au Bar Associatif)

 

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

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