DU 20 AU 26 FEV. ET DU 24 AU 30 AVRIL // ET JAMAIS L’AMOUR NE S’ARRÊTE // COLLECTIF PLEIN VENT

(d’après Casimir&Caroline d’Ödön Von Horvàth)

L’histoire

C’est la fête de la bière. Casimir vient tout juste de perdre son travail de chauffeur, il n’a pas l’esprit à la fête tandis que Caroline, sa fiancée, est venue pour s’amuser.
Lui craint que la perte de son emploi ne marque la fin de leur liaison ; elle pense que l’amour est plus fort.
Peu à peu la situation fait ressortir chez l’un et l’autre une certaine amertume, le ton monte, les langues se délient, des paroles blessantes leurs échappent. Le couple chavire.
Dans cette fête, tout le monde se retrouve au-delà des différences sociales et politiques bien que celles-ci finissent toujours par réapparaître avec force et cruauté.
Le temps d’un soir, devenir quelqu’un d’autre, échapper à sa condition. Tout oublier. S’évader en passant par l’argent, la violence, l’alcool, les actes désespérés. Les manèges rutilant, les bières s’accumulent, des rencontres se font, on rit, on chante, on danse, on se perd, on se retrouve, on se reperd…On espère échapper aux lois de la gravité en s’envolant dans le ciel factice des installations foraines et l’amour à ciel ouvert fait le grand huit.

Note d’intention

Empêtrée dans un contexte de crise, une jeunesse à l’avenir incertain se démène pour vivre. Entre l’explosion du chômage, le contexte politique tendu, la montée des inégalités et du fascisme, l’impossibilité de changer de conditions de vie, Casimir&Caroline résonne en nous comme le cri éclatant d’une jeunesse qui rêve d’amour et de fête foraine. La fête de la bière, évènement carnavalesque où tous se croisent, se mélangent.
La secrétaire coude à coude avec le PDG, le commerçant avec l’entrepreneur, l’ouvrier avec le ministre… la liberté c’est ça.” nous dit Fred Morlaix, jeune patron cynique venu chercher les plaisirs faciles à la fête foraine.

Ce qui se passe à la fête de la bière reste à la fête de la bière.

Cette fête -où se côtoient désirs et illusions- est le lieu de tous les possibles, celui de l’espoir de quelque chose de mieux. Mais dans un monde où tout se marchande, quel prix les protagonistes sont-ils prêts à payer pour y accéder ? Dans ce climat social, l’amour peut-il se frayer un chemin dans des cœurs endurcis par la peur du lendemain ?
Amorcée en Août 2021 lors du Dispositif de recherche proposé par Théâtre&Publics au Conservatoire Royal de Liège (ESACT) cette création a pour ambition de porter une histoire à 6 comédiens et comédiennes. Une histoire d’amour où l’Homme n’est ni bon, ni mauvais. Seulement le système actuel le contraint à être plus égoïste que nature, pour subsister.

Horváth a écrit cette pièce en 1932, inscrivant l’action au lendemain de la crise de 29 et dans une Allemagne à l’avenir que nous connaissons.
Nous ne souhaitons pas situer la pièce à cette époque ; nous n’avons pas non plus la volonté de l’actualiser à tout prix, mais plutôt de la faire résonner avec aujourd’hui. Entre les premiers laboratoires de recherche que nous avons mené il y a maintenant 2 ans et aujourd’hui nous avons observé des changements sociaux et politiques qui nous ramènent directement à la condition des personnages du récit. Montée des extrêmes, des prix, de l’individualisme, du repli sur soi. Et nous nous sentons directement concernés par les problématiques de ces personnages dépassés par leurs propres histoires. Il y a pour nous une urgence à porter ce récit en collectif. Et ce que nous souhaitons partager avec les spectateur.rices c’est cette urgence.

Urgence de voir. Urgence d’entendre. Urgence d’agir.

Les personnages de cette pièce sont des êtres sensibles, sauvages, parfois cruels et immatures, souvent touchants et toujours brutalement honnêtes. Au milieu de ces musiques entrainantes qui nous donnent le vertige; au-delà des sentiments, il y a cette réalité économique qui dicte nos choix. Avec la même subtilité qu’utilise Horvath pour décrire le vacillement dans le couple, il montre celui d’une société à la dérive dans laquelle Casimir -comme tant d’autres- ne trouve pas sa place. Un monde étrange dans lequel s’affrontent les lueurs d’espoir et les spectres de la déchéance. Pour traiter de manière profondément humaine des sujets délicats et difficiles, il faut une part nécessaire de légèreté et d’humour au vitriol.

Partons du principe que c’est une comédie redoutable, une tragédie jongleuse, roublarde.

Le Collectif Plein Vent

Initié en 2018 par Hugo Feniser et Léo Curci, le Collectif Plein Vent rassemble un groupe de comédiens et de comédiennes autour d’une envie commune: mêler à la fois la création de spectacles et la construction d’un laboratoire du jeu de l’acteur.

Le Collectif Plein Vent est né d’un désir d’aller à la rencontre du public. Plein Vent se propose de faire théâtre partout, aussi bien dans les salles de spectacles, que sur les places de village, au bord d’un champ, sur un parking ou dans un appartement, partout où il est possible de convier des spectateurs et des spectatrices.

Les auteurs et le répertoire classique ont une place prépondérante dans la construction du Collectif Plein Vent. Par leur virtuosité à mener une action dramatique, aussi bien que parce qu’ils ont su saisir en profondeur les mouvements de la psychologie humaine, ils demeurent pour nous une source passionnante de créativité.

Le Collectif Plein Vent est en perpétuelle recherche. Curieux de toutes les formes de théâtre,
nous travaillons aussi bien à partir de textes contemporains, classiques que d’improvisations. Chaque création est une nouvelle aventure, une occasion de bouleverser nos méthodes de travail, de parcourir différents types de récits, d’explorer toutes les possibilités d’un groupe d’acteurs et d’actrices sur le plateau, en considérant le théâtre comme un art à redéfinir chaque jour par la pratique et en relation avec le public.



Collectif Plein Vent

Mise en scène Romain Lagarde
Chorégraphie Patricia De Anna
Assistant à la mise en scène Romain Curci

Avec Clément Bougneux, Mathieu Cavilla, Léo Curci, Hugo Feniser, Anaïs Hernandez, Emma Paris

Partenaires :
Contact compagnie : collectifpleinvent@gmail.com | 06 77 42 41 59 | FB : Collectif Plein Vent | Instagram : @collectifpleinvent

Compagnie en résidence à la Distillerie du 20 au 26 février et du 24 au 30 avril 2023

Sortie de résidence prévue

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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