SAM. 2 OCT. À 20H // LOOKING FOR QUICHOTTE // CIE L’INDIVIDU

Don Quichotte est le livre le plus traduit dans le monde après la Bible.
Il n’est cependant le produit de l’imaginaire que d’un seul mortel, un ancien soldat rendu manchot par la guerre et contemporain de Shakespeare : Miguel Cervantès Saavedra.
Comme l’explique la traductrice Aline Schulman, l’histoire de Don Quichotte est associée à une culture orale de l’époque ; ses épisodes étaient lus sur les parvis d’églises devant un public hilare, pour la plupart analphabète.
Durant les siècles qui suivirent, « Le chevalier à la triste figure » continua de nourrir un sentiment collectif qui alla conquérir tous les continents.
Dans cette réécriture théâtrale, Quichotte erre désormais de cellule de dégrisement en fast-food, s’égare dans des bars à hôtesses ; arpente les hasardeux labyrinthes des enfers numériques ; harangue les ouvriers ; chasse les marchands ; provoque la bêtise ; affronte moulins et autres géants d’aujourd’hui, avec toujours vissé au corps ce même désir d’en découdre avec l’injustice.
Accompagné de l’indissociable Sancho, en véritable hidalgo qu’il fut toujours, il oppose à une société cynique : une indignation motrice de révolte et de liberté. Sans jamais avoir peur du ridicule, il ose la poésie.

L’UNIVERS CHEVALERESQUE DE DON QUICHOTTE TRANSPOSÉ DANS CELUI DU ROCK


Dans cette nouvelle version, Quichotte devient un « chevalier-rockeur » garant de la mémoire de toute l’Histoire – et surtout l’esprit – du rock’n’roll. A l’âge de la cinquantaine, il décide de brandir sa guitare, à l’instar des figures qu’il admire (Chuck Berry, Woody Guthrie, Johnny Cash, Leonard Cohen, Bryan Wilson, Ray Davies, Scott Walker, en passant par Frank Zappa, Robert Wyatt, Captain Beefheart, Marc Hollis ou Nick Cave)… autant d’idoles qui appartiennent à un siècle révolu. Il adoube son roadie « batteur », et il part avec lui en tournée. Se considérant « trop jeune pour être vieux », « voulant le monde, et le voulant maintenant », tel un Bob Dylan lors de sa Rolling Thunder Revue, sa quête, pourtant, est moins tournée vers le Succès que vers l’Aventure.

UN DISPOSITIF CONCERT


La scénographie sera ainsi composée de matériels de concert (micros, instruments, flyht case), présents comme des éléments épars d’un show qui serait en montage. C’est de ces mobiliers et accessoires d’orchestre que naîtra l’abstraction. Nos deux héros pourront ainsi par exemple détourner les objets de leur usage fonctionnel (un pied de micro devient une lance, un garde-corps de gradin : une grille de prison). Les scènes seront entrecoupées de morceaux de Jesuisuncerf et de quelques reprises, avec Quichotte au chant et à la guitare – Sancho à la batterie – la musique signifiant à chaque fois le road-trip et l’épopée. A chaque scène correspondra l’univers d’un chanteur différent (notamment par des changements fréquents de costumes) voyageant ainsi à travers différents courants qui ont fait l’Histoire du Rock’n’Roll.

Thomas Cerisola – Cie L’individu

Cie L’individu

Texte et mise en scène Charles-Eric Petit
(Texte sélectionné par la Comédie Française)
Avec Thomas Cerisola et Franck Gazal
Son Joseph Avermeil
Lumières Yann Loric
Scénographie Daniel Fayet
Chargé de production Abdelkarim Douima


Compagnie en résidence à la Distillerie du 27 septembre au 3 octobre 2021.

Sortie de résidence prévue le samedi 2 octobre à 20h

dans le cadre de Place aux compagnies 2021

Place aux compagnies est un évènement strictement réservé aux professionnels de la culture.

Adhésion obligatoire : 1€ (association  »Les Acteurs de la Distillerie »)

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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