VEND. 21 JANV. À 19H // LAMPEDUSA WAY // CIE ERRE

Avec Lampedusa Way se termine la poétique Trilogie du Naufrage de Lina Prosa.
Dans ce dernier chapitre le drame est celui de l’attente.


Mahama (tante adoptive de Shauba, protagoniste de Lampedusa Beach) et Saïf (oncle adoptif de Mohamed, protagoniste de Lampedusa Snow), n’ont jamais eu la possibilité de se connaître. Ils se rencontrent pour la première fois à Lampedusa à la recherche de deux jeunes gents arrivés sur l’île en tant que clandestins et dont ils n’ont plus eu de nouvelles.

Note d’intention

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J’ai lu pour la première fois la Trilogie du Naufrage de Lina Prosa fin 2013. Ces textes m’ont profondément bouleversée, ils m’ont émue et j’ai eu envie de les crier au monde entier. En même temps que je découvrais ces trois récits, je constatais autour de moi la montée de l’intolérance et la banalisation de thèses ouvertement racistes, notamment sur les réseaux sociaux, où j’assistais à un flux continu de commentaires haineux à propos des migrants, remettant en question le droit d’asile. Ce manque d’humanité m’a choquée, d’autant plus lorsque ces mots provenaient de personnes parfois proches.


J’ai moi-même quitté mon Pays, non pas pour fuir une guerre, mais seulement pour trouver un travail dans le domaine de mes études et j’ai reçu en France un accueil digne.
Ainsi, je me suis demandé pourquoi les migrants sud-méditerranéens n’étaient pas reçus avec autant d’égards. Problème de religion ? Culture ? Couleur de peau?
À travers ces trois textes poétiques, Lampedusa Beach, Lampedusa Snow et Lampedusa Way, les migrants morts au cours de leur exil retrouvent temporairement la parole et une identité.
Les protagonistes de la Trilogie du Naufrage proviennent de la «réalité» et c’est au travers de l’écriture que l’auteur a choisi de leur redonner un nom.
Faire résonner ces trois histoires en les mettant en scène, c’est questionner l’humanité plus ou moins enfouie en chacun des spectateurs.


Comme l’écrit Lina Prosa dans l’introduction de sa trilogie:

«Les trois étapes d’écriture […] font de l’expérience du naufrage la métaphore de la condition de l’homme contemporain.
J’ignore si le sacrifice de cette multitude de naufragés dans la ‘‘mer-cimetière’’, qu’est devenue la Méditerranée, changera l’histoire de demain. Je sais en revanche que la poésie est un acte politique pour peu qu’elle prenne le corps en charge. J’espère qu’elle permettra des changements de points de vue, des prises de conscience et de position».

Note de mise en scène


Les protagonistes de la Trilogie du Naufrage ont chacun une personnalité attachante. Leurs espoirs, leurs faiblesses et leur grande ingénuité se dévoile peu à peu. Les mots des unes et des autres se répètent et se mélangent dans les trois texte et ce dernier ferme une boucle, conclue une sorte de spirale du drame.
Par un effet de miroir, les comédiens qui on interprété les protagonistes de Lampedusa Beach et Snow incarneront cette fois-ci leurs mentors Mahama et Saïf, omniprésentes dans leur pensée. De plus, l’intimité instauré entre les comédiens et les personnages de la tante et de l’oncle, dans le travail des deux premiers volets, est extrêmement forte.
Cette dépendance entre les personnages sera mise en évidence dans cette troisième mise en scène, notamment par les moyen techniques déjà exploré dans les précédents volets : utilisation des miroirs, eau ou glace en reflets des lumières.
Le plateau sera envahi de terre, élément fixe, stable, immuable, pour symboliser la « terre-mère », mais aussi la mort.
L’exploitation de lumières type neon, utilisées pour la création de Lampedusa Snow, sera poursuivi dans ce troisième volet et mis en relation avec la matière pour amener une ambiance sombre à certain moment du spectacle.
Les musiciens Jamespange et Éric Craviatto continuerons leur travail de création pour la bande sonore.

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Eleonora Romeo

Photographie :  Visuel du spectacle en cours de création Crédit photo : Johann Fournier

Télécharger le dossier de création

LAMPEDUSA WAY

Texte de Lina PROSA traduit de l’italien par Jean-Paul MANGANARO

Mise en scène Eleonora ROMEO / Cie ERRE

Avec Stefania VENTURA et Fabrice LEBERT

Création lumières Franck MICHALLET

Musiques originales Jamespange et Éric CRAVIATTO

Création visuelle Johann FOURNIER

La Cie ERRE est soutenue par le CD84, la Ville d’Avignon, le Théâtre du Chien qui Fume-scène permanente d’Avignon, le Théâtre des Carmes-André Benedetto, La Distillerie, la Petite Caserne.

Contact compagnie : http://compagnie-erre.com/ | contact@compagnie-erre.com

Compagnie en résidence à la Distillerie du 17 au 23 janvier 2022.

Sorties de résidence prévue le vendredi 21 janvier à 19h

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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