VEND. 5 NOV. À 14H30 ET 19H // CONVERSATION AUTOUR DU PROJET D’UN NON-SPECTACLE… // CIE POP MANUSCRIT

qui soit en quelque sorte le projet du spectacle de son propre projet, ou celui de ne pas en faire...

Création inspirée d’une confrontation entre l’oeuvre de Guy Debord et celle de Francesco Masci.

Donc, il y a simplement ces acteurs sur scène… les acteurs de la discussion… et je crois qu’il faut garder jusqu’au bout cette idée assez radicale du projet que ce spectacle-là a pour particularité de ne rien donner à voir. Rien de rien. À part, bien sûr, les acteurs de cette discussion, précisément, qui discutent justement du projet de projet de spectacle qu’ils sont en train d’élaborer ensemble.

– Ils ne donnent… rien à voir ?

– Non… Ils participent au spectacle – enfin ce projet de non-spectacle – et ils en discutent mais sans rien donner à voir. Et c’est peut-être ça, cette situation-là, avec ces acteurs, qui est sujette à toutes les métaphores possibles. Des métaphores possible de ce rien palpable, le spectacle de ce rien.

(…)

– Et c’est tout ?

Propos

Trois acteurs (dont un metteur en scène) sur un plateau, discutent dans une sorte de chantier-laboratoire, parfois armés de micros filaires, de l’idée de ne pas faire de spectacle, dans la non-fiction la plus simple et la plus radicale…
Peu à peu, d’autres questions les envahissent.
Chemin faisant, ils glissent peu à peu dans un autre spectacle, celui des relations sociales actuelles, de la virtualisation des échanges, ou encore de la société de projets… une frénésie s’installe.
Mais ils poursuivent coûte que coûte la discussion, au milieu d’une  »machinerie » qui devient de plus en plus prégnante, comme happés par une dimension métaphysique, renvoyant leur existence propre au rang d’un début de virtualité. Alors ils ne cessent de combler, encore et encore, leur sentiment de ne pas être.
Une comédie de mœurs aux frontières troubles et instables, à mi-chemin entre théâtre et performance.
Un projet qui constitue en quelques sortes un manifeste pour la compagnie, une forme radicale, nécessairement  « méta-théâtrale », dans la démesure, résolument foutraque, chaotique et joyeuse… qui ne se laisse jamais enfermer par le sens, à l’image des célèbres détournements de Guy Debord et des questions, troublantes, ontologiques, de l’essayiste Francesco Masci.

Écriture partagée.

L’écriture du spectacle est la conjonction :

  • d’une écriture personnelle, celle Jesshuan Diné, qui évolue au contact des acteurs pendant les répétitions. Sorte d’écriture palimpseste, ce texte est donc un  »matériau » plutôt qu’une œuvre figée.
  • d’une participation active des comédiens du projet dans l’écriture au plateau (plages d’improvisations, débordements vis-à-vis du matériau initial…). L’écriture du matériau de base est ainsi  »bousculée » par les acteurs, conformément à l’objet de la compagnie et sa conception d ‘une certaine forme de  »méta-théâtre », un perpétuel tricotage entre la situation et la fiction.
    L’objectif est d’impliquer au maximum le spectateur dans cette  »vie » du materiau, par un engagement intense des acteurs au sein une relation directe avec le public. Ce dernier a, de cette maniéré, l’impression de voir la partition s’écrire sous ses yeux, d’y participer.

Une création inspirée d’une confrontation entre l’œuvre de Guy Debord et celle de Francesco Masci.


 Ici, les références initiales à l’œuvre de Guy Debord La société du spectacle et le projet radical de l’équipe (qui est celui de ne  »rien » faire ou de ne  »rien » dire) font surgir peu à peu, à la manière d’une boite de Pandore qu’on ouvre en présence du public, une myriade d’esquisses théâtrales mais aussi des questions de plus en plus sociétales, comme celles du conformisme d’une nouvelle société 2.0 moralisante, la virtualisation des échanges et des êtres ou encore la place du rien au centre des de la culture moderne… des questions puisées dans l’œuvre de l’essayiste Francesco Masci (Superstitions, Entertainment !, Traité anti-sentimental ), véritable prolongement de celle de Debord.


Cie Pop Manuscrit

Écriture et mise en scène Jesshuan Diné
(avec la participation de Cécile Peyrot et Xavier-Adrien
Laurent
)
Avec Jesshuan Diné, Cécile Peyrot, Xavier-Adrien Laurent
Collaboration scénographie et création lumière Dominique Drillot
Création sonore Yoann Fayolle
Regards extérieurs Antoine Wellens, Mickaël Huet, Yoann Fayolle, Dominique Drillot, Justine Assaf (en cours)

Avec, pour ces premières étapes de création,
l’aide à la résidence du Théâtre du Bois de l’Aune – Aix-en- Provence (13) | et du festival du Printemps des Comédiens 2021, dans le cadre de la programmation Warm-up – Montpellier (34).
Avec le soutien du Centre National des Écritures de Spectacle de La Chartreuse – Villeneuve Lez Avignon (30) | du Théâtre Antoine Vitez – Aix-en-Provence (13) | du Théâtre Joliette – Marseille (13) | du Théâtre Châteauvallon-Liberté – Toulon (83) | de la Distillerie – Aubagne (13) | du Centre Social et Culturel Les Amandiers – Aix-en-Provence (13) | du Centre Social et Culturel Jean-Paul Coste – Aix en-Provence (13) | de la Cie L’Hiver Nu, Théâtre Jean Vialla – Mende (48) | du Carreau du Temple – Paris (75). Avec l’aide de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Région PACA et du Préfet de Région (dispositif  »Rouvrir le monde » été 2020 et dispositif  »Relançons l’été » 2021) ainsi que celle de la Ville d’Aix-en-Provence.
Contact compagnie : ciepopmanuscrit@gmail.com | Jesshuan Diné, metteur en scène 06 50 43 88 45, jesshuan.dine@gmail.com

Compagnie en résidence à la Distillerie du 1 au 7 novembre 2021.

Sorties de résidence prévue le vendredi 5 novembre à 14h30 et 19h.

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant la représentation…

Venir à La Distillerie…

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