VEND. 17 SEPT. À 19H // LES FOURBERIES D’ESCARPINE // CIE LA GRANDE HORIZONTALE

(Reine d’Épines)

Librement inspiré de la B.D Roy et Al de Ralph König.

Attention : déconseillé aux moins de 18 ans, en raison de certaines scènes de sexualité explicites.

De la BD au Théâtre

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Je suis fasciné par le rire au théâtre.
Un jour que je feuilletais des bandes dessinées, je suis tombé presque par hasard, sur un album de Ralph König, Roy et Al.
C’est un album un peu à part dans la bibliographie de cet auteur.
Les albums de König ont tous pour point commun la communauté homosexuelle berlinoise mâle. Avec sa charge subversive de sexualités alternatives et interlopes.
Dans Roy et Al, nous sommes toujours dans cet univers observé du point de vue des animaux de compagnies, des chiens. Dans un dispositif finalement très théâtral où se superposent dialogues entre humains et méta-dialogues ou méta-commentaires entre chiens sur les misères et petitesses humaines.
Un peu comme si la comédie humaine était pour ces chiens leur télé, leur soap opéra et leur cinéma tout à la fois.
J’ai donc, à partir de la B.D de König, écrit un canevas dramaturgique prenant en compte les exigences de mouvements, de stases, d’acmés d’une représentation dramatique théâtrale.
Depuis La Fontaine, Apulée, Ovide et bien d’autres encore nous savons la puissance d’évocation qu’a l’espèce animale sur les travers et la grandeur de l’espèce humaine.
Ici se joignent encore des questionnements plus contemporains sur le genre, le concept de race, la biologie sur l’acquis, la binarité et la partition masculin-féminin…

Notes d’intention (rédigée avant les premières répétitions en janvier 2019)

Un célèbre metteur en scène déclarait sur une radio: « Nous vivons une époque d’une immense médiocrité ! » C’était au début des années 90…
« Chaque époque est la pire ! » c’est vrai et il semblerait que nous soyons passés du régime de la médiocrité à celui (ultime ?) mais non plus enviable, de l’obscénité.
L’obscénité de la Marchandise, des médias, des politiques, de l’argent confisqué à certains… aux profits d’autres, de ce que cette organisation particulière que nous appelons civilisation fait à notre planète, ou de ce que publient les citoyens-consommateurs sur les « réseaux sociaux ».

L’obscénité triomphe partout. Et les responsables sont partout.
Il s’agit d’un spectacle réactionnaire.
Ce spectacle, dans son impulsion première est une réaction épidermique à l’obscénité, que nous nous mangeons à longueur de merde.
Car le Temps est devenu merde !
Des « mange-merde », voilà ce que nous sommes collectivement en train de devenir.
Il ne s’agit pas uniquement de ce que nous mangeons, buvons, respirons mais aussi du bain idéologique et culturel dans lequel nous clapotons…
C’est une tentative de redonner, de rendre… presque au sens de vomir, l’obscénité du monde sur un lieu qui a « à faire » avec l’obscène, La Scène.
Pour Jean Baudrillard l’Obscène est « ce qui n’a pas de forme ».
Rendre l’obscène à la scène, le publier en quelque sorte, en lui donnant une forme sur scène. Rendre le plateau ob-Scène.
Mais dans un éclat de rire, pour nous en purifier en en prenant conscience et chercher la Catharsis des Grecs. Pour une soirée de Théâtre au moins. Une T.A.Z, ou « Zone d’autonomie temporaire »… Une obscénité poétique de l’espace…
Les Grecs donc. En utilisant leurs outils, La Comédie et Le Sentiment Tragique.
La Comédie, pour « attendrir » les chairs par le rire qui ouvre les sphincters et l’âme.
Le sentiment Tragique pour anéantir, « ce » qui, déjà, n’est plus humain en nous.
Une « comédie sociale de situations ». Mais de situations intimes.
Et l’apocalypse, qui chaque jour s’annonce un peu plus fort… Une Annonciation !?
Quand il n’est plus temps de pleurer… Il est venu le temps de rire.
Nous en sommes collectivement là.
Ça n’est pas un pessimisme. Ni une occasion de renoncer. C’est un réalisme d’un nouveau mauvais/genre.
Une doctrine politique qui consiste à orienter, l’Action, pour faire ce que nous pensons « Drôle ».
 »

La Grande Horizontale


Cie La Grande Horizontale

Mise en scène Jonathan Bidot
Avec Geoffrey Coppini, Franck Dimech, Magali Fremin du Sartel, Anne-Claude Goustiaux, Jean- Noël Lefèvre, Jocelyne Monier, Peggy Péneau, Frédéric Schulz-Richard


Compagnie en résidence à la Distillerie du 13 au 19 septembre 2021.

Sortie de résidence le Vendredi 17 Septembre à 19h

Dans le cadre de Place aux compagnies 2021.

Place aux compagnies est un évènement strictement réservé aux professionnels de la culture.

Adhésion obligatoire : 1€ (association  »Les Acteurs de la Distillerie »)

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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