Nous les vagues est une pièce de révolte.
Nous les vagues c’est l’histoire d’une révolte. En cinq parties / cinq actes. Un groupe de personnes tente d’apparaître, exister ensemble, se rassemblent. Ils préparent un coup d’éclat, une révolution, peut-être. On envahit une tour de verre, à la Défense, ou ailleurs. On l’occupe, au point du jour. On est sur le point de changer le monde et puis… On fait marche arrière. On s’arrête. On préfère fuir.
De cette action inachevée naîtra le goût amer de l’échec. Et puis, petit à petit, la certitude qu’on ne peut pas continuer à vivre comme avant. Le besoin irrépressible d’aller jusqu’au bout. Une femme et un homme décideront alors d’y retourner.
Nous les vagues est un texte sur l’imaginaire de l’action collective. C’est l’histoire d’un mouvement, avec ses contrariétés et ses évidences. Depuis les poitrines qui se gonflent, électrisées par l’adrénaline, jusqu’au tremblement fragile d’un dernier souffle.
Il s’agit peut-être, aussi, d’une histoire d’amour.
INTENTION :
Il rend manifeste, à travers les corps et la chair des comédien.ne.s, qu’une autre possibilité de lutte existe. Que la résignation n’est jamais une nécessité. Qu’il y a toujours une porte quelque part, et qu’on peut encore se battre.
Les personnages de Nous les vagues s’attaquent à un monde qui n’est plus le leur. Un monde fait d’inégalités et de faux- semblants. Un monde parsemé de tours de verre et d’acier.
Cette pièce donne la parole à une jeunesse qui porte une autre vision. Qu’on voudrait faire taire, et qui pourtant s’invite.
Une jeunesse qui ne se reconnaît plus dans l’époque. Une jeunesse qu’on a dépossédé de son avenir.
Nous faisons partie de cette génération qui a grandi avec la promesse d’un avenir radieux, et qui maintenant déchante, de cette génération désemparée qui s’interroge sur ce qu’elle peut ou doit faire.
Monter Nous les vagues, de Mariette Navarro, répond à deux nécessités. Mettre en scène un texte d’une autrice contemporaine et engagée. Un texte qui parle de notre monde du point de vue de ces voix discordantes qu’on préfère ne pas écouter. Et puis nous voudrions travailler « une langue ». Un travail poétique, et sonore. Nous les vagues n’est pas une pièce de situations. On raconte plus qu’on incarne. C’est un choeur qui s’exprime. Retrouver l’essence même du théâtre, comme art de la parole. Donner cette impression que celui ou celle qui est « en train de dire » pourrait être vous, nous, n’importe qui.
Monter ce texte résonne en nous comme un message d’espoir. La lutte est rude. Terrifiante. Souvent douloureuse. Mais dans cette lutte, on trouve l’amour. On se bat pour des idéaux. Pour une société plus belle, plus juste, plus égalitaire. Mais on se bat aussi pour du concret. Les personnes qu’on aime. C’est aussi et surtout pour elles, pour ces « autres », que l’on se bat. Pour ceux qui partagent nos vies. Pour celles et ceux sans qui l’avenir devient inconcevable. En cela, Nous les vagues, est une pièce sur l’amour.
Enfin, la pièce parle de vagues. Justement. Comme un éternel retour. Comme une lame de fond perpétuelle. Certain.e tombe, s’effondre, mais toujours d’autres surgiront pour prendre le relais et continuer à éroder le système. Il se peut qu’il se passe beaucoup de temps entre deux vagues. Mais c’est parfois le temps nécessaire au raz-de-marée.
Il y a trois personnes au plateau, une actrice, un acteur et une musicienne. C’est une forme hybride, créée tout d’abord pour l’extérieur mais pouvant aussi se jouer en salle.
Nous avons besoin d’un grand espace vide. Un terrain de hand ou de foot ou de basket, une place, une scène.
Les comédien.ne.s se trouvent au centre, le public les entoure. Dans une disposition public / scène en bi-frontale.
Un double travail est effectué en parallèle du jeu autour de la musique et des costumes.
De la musique électronique, parfois forte, et puissante, pour que le public ressente à même le corps des vibrations intenses, parfois des atmosphères plus douces, plus calmes. Parfois simplement le silence.
L’évolution de la pièce ainsi que des personnages est aussi matérialisée par des changements de costumes.

Droits photographiques – couverture : Compagnie Kamma
Compagnie Kamma
Mise en scène Margherita Bertoli
Assistance dramaturgie Claire Soustiel
Jeu Maia Jarville, Raphaël Mena
Musicienne Katherine Sowerby
Chorégraphie Emmanuelle Faure
Partenaires – Soutiens : CDN Théâtre de l’Union, Théâtre 13, La Distillerie, Théâtre du Hublot, Chapiteau La Fontaine aux Images, La Chapelle Théâtre, Centre culturel Louis Nodon, Mairie de Vernoux-en-Vivarais
Contacts compagnies : kammacompagnie.wix.com/kamma | kammacompagnie@gmail.com
Compagnie en résidence à la Distillerie du 20 au 26 mai 2024
Sortie de résidence prévue le vendredi 24 mai à 15h00
Tarif unique > 5.00€ // Adhésion obligatoire > 1.00€
Renseignement et réservation > 04 42 70 48 38 / la.distillerie13@free.fr
Réservation possible sur ce site.
Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

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