DU 4 AU 10 OCT. // DOM JUAN // COLLECTIF À VRAI DIRE

Résidence dans l’espace urbain.

 » Nous sommes nombreux(ses) à avoir été rappelé(e)s lors des confinements à nos fondamentaux – parmi lesquels : l’importance des gens qu’on aime, l’importance de l’amour. Ce qui n’a fait qu’augmenter mon embarras, car je ne sais honnêtement pas comment faire avec l’amour. Comment vous faites, vous, avec l’amour ? Que peut-on aimer dans l’autre ? Que doit-on ? Comment faut-il faire pour aimer ? Que nous dit la société ? Quels éléments de réponses nous donne le mythe de Dom Juan par Molière et ses personnages ? Quelle frontière et quelle bascule entre désir et amour chez Dom Juan ? Quel temps accordons-nous à ces questions-là, à penser notre rapport à l’amour, au désir ? »

Alice Thalamy

La pièce est à quatre acteurs : 2 actrices, 2 acteurs. En miroir de la création du Tartuffe de Molière (spectacle A Vrai Dire création 2015). Création théâtrale en intérieur et extérieur.

L’amour
Avec ce mot on explique tout, on pardonne tout, on valide tout, parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. C’est le mot de passe qui permet d’ouvrir les cœurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines. Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’oeil, sans discussion par tous les hommes. Il fournit une tunique honorable à l’assassin, à la mère de famille, au prêtre, aux militaires, aux bourreaux, aux inquisiteurs, aux hommes politiques.
Celui qui oserait le mettre à nu, le dépouiller jusqu’à son slip des préjugés qui le recouvrent n’est pas considéré comme lucide mais comme cynique. Il donne bonne conscience, sans gros efforts, ni gros risques, à tout l’inconscient biologique. Il déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leurs structures hiérarchiques, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorés. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. Le mot d’amour se trouve là pour motiver la soumission, pour transfigurer le principe du plaisir, l’assouvissement de la dominance.

Henri Laborit, Éloge de la fuite, chapitre  »L’amour ».

ANALYSE PRÉALABLE

 »Qu’est-ce qu’a compris Dom Juan ?
Si l’amour, l’être aimé n’est que la projection que nous nous faisons de l’autre, notre propre création imaginaire (comme le définit H.Laborit) mais jamais l’autre lui-même, alors tout amour, toute relation est vouée à l’échec. La durée de prise de conscience seule varie. L’éphémère est la mesure.
En cela, la recherche de liberté dans la pratique de l’amour, et de l’être aimé de Dom Juan, n’est-elle pas plus saine et salvatrice car l’échec y est impossible, car l’illusion n’a pas le temps d’opérer. Il ne lui en laisse pas le temps du fait de son changement rapide. La question du temps est particulière chez Dom Juan.


Hors nos sociétés (occidentales pour le moins) sont organisées autrement depuis longtemps. Le maintien de l’ordre ne se fait-il pas aussi par la pratique de l’amour, ce sujet devient alors politique ? Et si nous décidons d’ouvrir les horizons sur la vision d’amour, n’y-t-il pas résistance autour ?
Les règles du savoir-vivre dans la société ne sont-elles pas visibles et claires concernant la pratique de l’amour, ainsi que sensiblement identiques depuis le 17ème siècle ? Dom Juan connaît les codes et les utilisent pour satisfaire son désir.

C’est l’histoire d’un homme, la trentaine, qu’on va suivre dans les derniers instants de vie, qui ne voulait rien que défier la mort, et satisfaire tous ses désirs, par tous les moyens, étant persuadé d’avoir raison, avec le soupçon d’insolence de son auteur. »

Alice Thalamy.


Photographie : Annah Schaeffer

Collectif À vrai dire

Avec Maïna Madec, Sylvère Santin, Mathieu Tanguy, Alice Thalamy

Dramaturgie Mathieu Huot

Regard artistique Jacques Livchine

Communication / Photographie Annah Schaeffer

Contact compagnie :
Diffusion & Production : Alice Thalamy |+33(0)6 81 08 66 38 |alice.thalamy@avraidirecollectif.com
Communication : Annah Schaeffer | +33(0)6 99 40 95 19 |annah.schaeffer@avraidirecollectif.com | contact@avraidirecollectif.com
https://www.avraidirecollectif.com/
Avec le soutien de La Distillerie, Aubagne (13) | la Cie les alentours rêveurs et l’Abbaye de Corbigny (58) |  La cité du livre – La Méjanes, Aix-en-Provence (13)| Comité de territoire – sud Morvan (58) | Théâtre des forges royales- Guérigny (58) | Aide à la création – La Transverse – espace de création – Corbigny (58) | Lycée Anna Judic à Semur en Auxois (21) | Avec l’aide à la résidence à l’écriture d’un spectacle du Conseil Régional Bourgogne Franche Comté | aide à la création du Conseil départemental de la Nièvre | Communauté́ commune du pays Corbigeois.
Partenaires réguliers du Collectif : L’agence culturelle du Parc du Morvan (58) | Réseau Affluences Bourgogne | DRAC Bourgogne Franche Comté | Communauté́ commune Bazois Loire Morvan | Mairie de Corbigny – Mairie de Châtillon-en-Bazois | Fondation SNCF| POINT ÉPHÉMÈRE Paris | Conservatoire Royal de Liège – La Chaufferie

Compagnie en résidence à la Distillerie du 4 au 10 octobre 2021.

Sortie de résidence le Jeudi 7 Octobre à 19h

dans le cadre de Place aux compagnies 2021

Aux Jardins Palissy

Entrée libre.

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Réservation possible sur ce site.

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