DU 1 AU 12 JUIN // GODSPEED // GROUPE LE SYCOMORE

Alba est punie. Privée de vacances. Pendant que tout le monde s’en va, elle restera entre les quatre murs de sa chambre.
Une fois que la colère a laissé place à l’ennui, une décision émerge malgré elle : construire un monde qui prendra sa revanche sur ce qui attendait au pas de la porte.
Un monde où la réalité serait mise au banc à partir de la vie qu’on vient de mettre en pièces. Un monde où l’on préférerait le rêve aux impératifs de la vie vécue.
Dans la continuité d’Alice ou Little Nemo, Godspeed est une épopée immobile où l’on s’enfonce dans les méandres de l’imaginaire.

NOTE D’INTENTION

Godspeed commence par une destruction totale de la scénographie : Alba casse tout dans sa chambre. Parce qu’elle est punie, certes, mais surtout pour se détourner du réel : elle détruit ce qui l’entrave (objets, posters, effigies, meubles). Une fois son monde en friche, Alba, perdue entre les débris, peut laisser libre cours à son imaginaire : le monde détruit devient un monde à reconstruire en suivant les prescriptions des désirs, des fantasmes, des angoisses. L’adolescente, qui n’a d’autre choix que de mettre le dehors dedans, décide de surimprimer des nouveaux espaces et
des nouvelles situations sur les vestiges du monde rassurant et clos de la chambre.
Aux antipodes d’un cocon, le chez-soi devient alors une condensation des possibles, un carrefour des rêveries où les personnages réels s’entremêlent aux créatures extraordinaires. Par ce biais, Godspeed se propose de créer une fiction non pas à partir du monde réel de l’ado, mais de sa destruction — non, à l’instar de Benjamin «pour l’amour des décombres, mais celui du chemin qui les traverse ». Reconstruire en prenant la destruction comme point de départ donc, et ce, non pas en recollant les morceaux, mais bien parce que le morcellement a ouvert d’autres lignes d’horizon.

Si l’impératif qu’on lance souvent aux adolescent réside dans le «deviens qui tu es», où la réalisation de soi se ramène finalement souvent aux choix de l’orientation professionnelle, Alba dresse ainsi l’imaginaire comme une barrière face à la demande d’être un peu plus adulte. Elle préfère l’enfantillage à la résolution ; la rêvasserie au sérieux ; le fantasque à l’impératif de réalité. Résolument inscrit dans l’univers du teen-movie, Godspeed apparaît comme une réflexion sur l’adolescence et les possibilités
qu’elle porte en elle. Le geste d’Alba, qui consiste à s’inventer un devenir dans la fiction plutôt que dans la réalité, porte en soi les germes d’une petite révolution intérieure qui remet au goût du jour les vertus de la rêverie. Si la mélancolie du teenmovie réside souvent dans l’adieu à l’enfance, Godspeed le prend à contrepied, en représentant une plongée volontaire dans le rêve. Aux antipodes d’un documentaire qui voudrait radiographier l’adolescence pour en exhiber la substantifique moelle, Godspeed prend donc appui sur la réserve fantasmatique porté par cet «âge sans âge», pour construire une fiction où l’on glisse de la conscience à l’inconscience, en suivant les méandres de la rêverie. À l’époque où le clivage se fait de plus en plus
sensible entre vie réelle et vie rêvée, où la valorisation de la première se fait souvent au détriment de la seconde, Alba fait le choix du «lapin blanc».


Crédits photographiques ; Groupe Le Sycomore

Groupe Le Sycomore

Ecriture / Mise en scène / Création Lumière Victor Inisan

Mise en scène / Direction d’acteur Adrien Madinier

Avec Juliette de Ribaucourt

Contact compagnie : Victor Inisan, victor.inisan@le-sycomore.fr, 06 43 65 71 59 | Adrien Madinier, adrienmadinier@yahoo.fr , 06 10 72 77 05 | http://www.le-sycomore.fr | contact@le-sycomore.fr

Compagnie en résidence à la Distillerie du 1er au 12 juin 2021.

Sortie de résidence prévue.

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

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