DU 15 AU 27 FEV // J’ATTENDS LA FOUDRE // CIE LES NUITS VERTES

 »J’ai cherché à raconter un dégagement. La trajectoire d’une jeune fille, puis d’une jeune femme, qui se dégage de ce qui, pour une part, la constitue, de ce qui, pour une part, la fonde, et ce qui se passe, ce qui advient lorsque se retrouve avec la puissance d’invention, de création.

(…)

Il est question de ce que l’on gagne à se dégager, de ce que cette femme-là a gagné à se dégager, et de ce que l’on perd, de ce que cette femme-là a perdu (son amie d’enfance notamment). Il est question d’une grand-mère et de
sa petite fille, d’une grand-mère qui revient, d’une rencontre fulgurante, d’un pan de monde qui s’ouvre, pour sa petite fille.
Le texte parle de plusieurs rencontres successives entre les deux femmes. L’une des rencontres se fait précisément autour de la course. C’est comme si, pour la petite fille, tous les éléments étaient enfin réunis pour naître, une seconde fois. Naître au monde. Se dégager des premières années d’existence, paisibles mais sans réponses.
Le texte porte la marque de cette course. Il est construit comme une longue course, avec ses temps de petites foulées, ses temps d’accélération, de sprint. J’ai cherché à ce que le rythme permette aux images, aux souvenirs, aux fulgurances, de surgir, de refaire surface, puis de disparaitre à nouveau. »

Samaël Steiner, auteur.

NOTE D’INTENTION

Sur scène il y a un corps, un corps suspendu, devant une porte ? Une fenêtre ?
Comment raconter le corps qui revient devant la maison de l’enfance ?
Comment raconter le corps de cette femme, devenue coureuse de sprint ?
Comment le corps change quand il est traversé par les souvenirs ?
Des rituels de l’enfance jusqu’au feu que procure la course, ce monologue est une volonté de raconter l’évolution d’un corps.
Un corps dans sa famille, un corps dans un espace puis un autre, un corps fait de muscles et de sensations.
Le travail avec la comédienne sera celui de la précision, la parole est fluide, elle glisse… Et le changement du corps doit l’être lui aussi.
Pour apprivoiser le texte nous allons devoir le laisser résonner au milieu d’un plateau nu. Pour commencer. Trouver d’abord le corps de cette femme qui se raconte, là, tout de suite, maintenant… et ensuite il y aura à inventer l’évolution de ce corps depuis l’enfance.
Notre première recherche sera celle-ci : comment le corps de la comédienne se déploie lorsqu’elle commence le spectacle et petit à petit, avec justesse et subtilité voir les différents glissements qui arrivent au fil du texte.
Ensuite, il s’agira pour nous de créer cette limite dans l’espace. Celui du dehors, où cette femme se trouve et celui de la maison, matérialisé aussi par la grand-mère.
La frontière entre les deux espaces ne peut pas être simplement nommée, elle doit être concrète pour être ressentie à la fois par le personnage mais également par le spectateur.
Sans cette limite, le public n’aura pas cette notion de suspension. Notre texte est un moment de tension entre soi et l’autre, entre dehors et dedans, entre avant et après. Le travail au plateau s’articulera donc autour de ces deux axes forts : LE CORPS et LA FRONTIÈRE. »

Laëtitia Botella, Metteure en scène.


Crédits photographiques ; Cie Les Nuits Vertes

Le texte J’attends la foudre est un texte de l’auteur Samaël Steiner.

Cie Les Nuits Vertes

Mise en scène Laëtitia Botella

Avec Marie Daguerre

Créateur lumière Samaël Steiner

Contact compagnie : Laëtitia Botella, 06 78 81 30 18 | http://www.lesnuitsvertes.com


Compagnie en résidence à la Distillerie du 15 au 27 février.

Sortie de résidence prévue.

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

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