DU 2 AU 14 NOV. // DANSE AVEC NATHAN GOLSHEM // COLLECTIF COCOTTE MINUTE

Tous les ans, à la première lune de l’automne, une femme se rend au bord de la mer, sur une immense décharge d’ordures où le corps de son mari a été jeté par les militaires. Et ensuite, elle danse et appelle son mari, Nathan Golshem, pendant des jours et des nuits, … pour qu’ils se retrouvent.

Un poème épique. Un poème d’amour tracé avec le corps.

Nous sommes ici dans une véritable dystopie, une société dans laquelle les puissants ont triomphé des plus faibles. Totalement,  radicalement et définitivement. Un univers à mi-chemin entre La jetée de Chris Marker et L’armée des douze singes de Terry Gilliam.

Que reste–t-il lorsqu’il n’y a plus rien ?
Il reste l’amour entre deux êtres, celui qui emporte tout et demeure.

La langue est atypique, à l’os, vivante, abrupte. Elle dit le nécessaire dans une poésie du dépouillement à l’image du monde qu’elle décrit.
L’adaptation vidéo se concentre sur la danse, le corps et sa confrontation à un paysage dérangeant, brutal, inhospitalier. Un travail sensible et poétique.

La complémentarité de la vidéo et de la lecture à voix haute en direct, permet de rendre la richesse et la poésie de ce texte.

NOTE D’INTENTION

 »Nous avons choisi par notre adaptation de mettre en avant l’aspect lumineux de ce roman qui explore une histoire d’amour absolu, tendre et infinie au milieu des ruines, du désastre et du désespoir. Ce texte est avant tout pour nous une histoire d’amour, une danse de l’amour obstiné. Une histoire de volonté aussi, et de résistance. Résister en restant humain malgré tout.
Au milieu de ce monde en ruine, oppressant, sale et violent, une lumière de vitalité subsiste et se déploie au travers d’images puissantes et porteuses d’émotions directes.
Des mots secs porteurs d’un espoir : la défaite n’enlève pas la capacité de résister, de rire et d’aimer.
Ce souffle est porté par la vitalité de Djennifer Goranitzé, de ses rites, de cette transe où se jouent la survie de son humanité au travers de cet amour.
Cette femme, qui danse inlassablement son amour jusqu’à s’en faire saigner les pieds, animée d’une vitalité joyeuse qui résiste au tragique de son environnement et de sa vie, est la colonne vertébrale de ce roman et de notre proposition.
Nous voulons par un dispositif de lecture en direct et de vidéos projetées en simultanées faire entendre et montrer la chair et la poésie de ce roman à la force d’évocation puissante. Oui, il y a de la poésie dans ce monde post-apocalyptique dans lequel évoluent ces femmes et ces hommes.
Une poésie brutale et envoûtante, traversée de litanies, de rites d’animalité de phrases scandées.
Une poésie des vaincus. Une poésie humaine. »


Crédits photographiques ; Collectif Cocotte Minute

Qui est Lutz Bassmann ?

Lutz Bassmann appartient à un monde de fiction. Il est combattant et écrivain (il a participé à l’ouvrage collectif Le Post-exotisme en dix leçons, leçon onze).
Le lieu où il poursuit son existence n’est pas précisément communiqué, car, bien qu’il ne soit nulle part, il peut se trouver n’importe où sur la planète.
Lutz Bassmann est un hétéronyme d’Antoine Volodine qui propose des livres étranges, étrangement beaux, constitués de «narrats» – fragments de fiction qui, combinés, laissent entrevoir un monde cohérent même si aperçu par bribes.
Dès ses premiers livres, et indépendamment des maisons d’édition où il les publiera, il construit avec constance un édifice romanesque à plusieurs voix qu’il nomme «post-exotisme».
Il se réclame à la fois du réalisme magique et d’une littérature engagée, où se croisent l’onirisme et la politique.

L’exotisme, c’est le centre de l’empire qui regarde ses marges, du point de vue des gagnants et des vainqueurs.
Mes personnages eux décrivent le monde depuis l’extérieur, loin des capitales et de ceux qui ont la parole et qui décrivent le monde de façon impériale et impérialiste ; ils prennent la parole à partir de leur défaite qui est celle du vingtième siècle, obsédés par cette idée de défaite et de perte, des personnages écrasés qui racontent leur rêve de vaincre pour l’humanité et de construire quelque chose de beau pour cette planète.

Antoine Volodine, dont Lutz Bassmann est un des hétéronymes, à propos du post-exotisme.

Collectif Cocotte Minute

Danse avec Nathan Golshem de Lutz Bassmann.

Mise en scène et réalisation vidéo
Cécile Quaranta et Alexandre Lucchino

Acteur-lecteur Jean Christophe Petit

Danseuse Caroline Richaud

Chorégraphe Cécile Guye

Cadreur Loic Lami

Lumière Benjamin Salignon

Régie Eléonore Lecourt

Partenaires : Conseil départemental / Bibliothèque Départementale des Bouches du Rhône |La Distillerie, Lieu de Fabrique – Aubagne | Théâtre Nouvelle Génération C.D.N. de Lyon |Festival Hors Limite (93) |Label 42 studio post production – Marseille |Flshka design – Arles
Contact compagnie : Alexandre Lucchino, conception et régie générale, 06 89 85 04 77 |Cécile Quaranta, conception et administration, 06 15 15 82 01 | collectifcocotteminute@gmail.com |https://cocotteminute.wix.com/cocotte-minute


Compagnie en résidence à la Distillerie du 2 au 14 novembre.

Sortie de résidence prévue.

Renseignement et réservation  >  04 42 70 48 38  / la.distillerie13@free.fr

Tarif unique > 5.00€    //  Adhésion obligatoire > 1.00€

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle…

Venir à La Distillerie…

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