LA PIÈCE – Compagnie Pop Manuscrits

Compagnie Pop Manuscrits

LA PIÈCE 

(UNE PROGRAMMATION DU THÉÂTRE COMŒDIA HORS LES MURS)

 

En résidence de création du 6 au 12 janvier

image

Texte > Martin Crimp

Traduction > Philippe Djian Texte publié en France par l’Arche Editeur (2012). Titre original > The Play  2010

Mise en scène > Jesshuan Diné

Avec > Jesshuan Diné et la complicité d’Eric Pécout, Yoann Fayolle, Emma Gustafsson et Christophe Hanotin.

Scénographie / Création lumières > Dominique Drillot

Collaborations artistiques > Sylvain Eymard, Christophe Chave et Antoine Wellens.

John est auteur pour le théâtre. Il nous raconte son quotidien aux côtés de Madeleine, sa compagne comédienne, dans leur spacieuse villa d’un quartier très prisé. Surgit cette pièce de théâtre, écrite par une auteure hâtivement jugée talentueuse par la direction. Cette pièce finit par diviser le couple, déjà fragilisé par la jalousie et l’ambition personnelle. Le narrateur, en perte de sens, s’interroge sur son propre confort, le don de soi, les représentations sociales, et l’hypocrisie de son microcosme.

Comme souvent, chez Crimp (La Ville, Claire en affaires, Playhouse, Tout va mieux…) il s’agit d’un récit ancré dans le quotidien d’un couple, plutôt aisé. Tout avance pour le mieux. Jusqu’au déraillement, imprévisible. Ici il s’agit d’une pièce de théâtre qui revient mettre en cause le regard que portent deux existences l’une sur l’autre, en même temps qu’elle bouleverse le rapport du narrateur à sa sphère sociale et professionnelle, faisant naître chez ce dernier un sentiment de rejet total de son mode de vie. Il y a aussi, comme dans les dernières pièces de l’auteur, débordement de la fiction sur les personnages. Le narrateur se sent « un personnage mal écrit, peu sûr de ses intentions », et finalement, à la toute fin du récit, le script de la pièce « ne peut plus être sauvé. » Les personnages de Crimp sont des individualités propres, des êtres complexes, aux prises avec un scénario dont ils n’ont pas la maîtrise. L’ère de l’individualisme et de la consommation agit comme un voile qui ne leur permet plus de percevoir vers quoi les sociétés avancent autour d’eux, et ce voile est à la source de la violence des sociétés occidentales. Violence sourde et insidieuse. En cela, l’écriture de Crimp s’inscrit dans la lignée des auteurs britanniques Harold Pinter, Sarah Kane et Edward Bond (qui a toujours était au centre de notre travail) … mais Crimp nous parle de cette violence, toujours avec humour.

 

VENDREDI 10  JANVIER À 15H30 

SAMEDI 11 JANVIER À 20H30

Renseignement et réservation  >  04 42 18 19 88

Pour les tarifs merci de vous renseigner auprès du Théâtre Comœdia

 

Le Bar Associatif est ouvert une demi heure avant le spectacle (adhésion obligatoire 1€)

 

Laisser un commentaire

Powered by WordPress.com. Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :